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Centre de Défense et d'Action pour la Santé des Travailleurs

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Communiqué du CDAST aux travailleurs de la sidérurgie - le 29 février 2008

Pollution à Chimeuse

Le cancer, une maladie professionnelle

Les travailleurs trop souvent malades

 


Communiqué du CDAST aux travailleurs de la sidérurgie - Seraing, le 29 février 2008

Ce 28/02/2008, les travailleurs de la sidérurgie portent à nouveau le deuil de leurs camarades de travail Geoffrey LAMOLINE (32 ans) et Pablo CARBOJAL (34 ans), décédés sur le site de Chertal de l'entreprise Mittal-Arcelor.

Cet "accident" aurait été causé par une fuite d'oxygène d'une conduite enterrée derrière le mur de la salle où ces deux travailleurs étaient en train de réaliser des travaux de peinture. L'accumulation d'oxygène dans cette salle, au contact de graisse et de peinture aurait entraîné un  phénomène d'auto-combustion, transformant les deux travailleurs en torches humaines.

Le C-dast présente ses sincères condoléances aux familles des victimes, il se met au service des travailleurs pour les soutenir dans leur recherche sur les causes et responsabilités de cet accident.

Le C-dast tient dès à présent à donner des informations utiles aux travailleurs afin que leurs droits soient préservés. Pour les familles des travailleurs décédés : Elles doivent savoir que du fait d'être employé par une entreprise sous-traitante d'Arcelor, les législations qui leur sont appliquées sont non seulement la législation en matière d'accident du travail qu'elles doivent faire valoir auprès de l'employeur des victimes, mais également de la législation pénale et civile à l'encontre de l'entreprise Mittal-Arcelor, propriétaire des lieux sur lesquels l'entrepris sous-traitante intervenait et responsable du matériel qui a provoqué le sinistre (la conduite d'oxygène).

La responsabilité civile de l'entreprise Mittal-Arcelor est engagée. Il convient de déterminer si une responsabilité pénale pourra être révélée compte tenu de l'enquête.

Pour ce qui concerne les travailleurs qui ont été témoins du sinistre et qui subissent un choc psychologique, s'il s'agit de travailleurs engagés par les entreprises sous-traitantes, il convient qu'elles introduisent une demande de reconnaissance au titre d'accident du travail auprès de leur employeur. Ils pourront également faire valoir leurs droits à la réparation des dommages qu'ils subissent dans le cadre de la procédure civile pour laquelle la responsabilité d'Arcelor-Mittal est engagée.

En ce qui concerne les travailleurs d'Arcelor-Mittal qui ont été témoins du sinistre et qui subissent un choc psychologique, ils doivent introduire une déclaration d'accident du travail auprès de leur employeur.

D'une façon générale :
Les travailleurs, même s'ils n'ont pas été témoins du sinistre, mais qui subissent un stress psychologique suite à l'annonce de ce sinistre, peuvent également introduire une déclaration d'accident du travail auprès de leur employeur.

Il conviendra également qu'ils se manifestent auprès du juge d'instruction pour la procédure civile, en ce qui concerne les travailleurs des entreprises sous-traitantes.

Sur le plan médical :
LeC-dast conseille vivement aux travailleurs de consulter leur médecin traitant au plus vite afin qu'il puisse faire la déclaration d'accident.

Sur base de son expérience auprès des travailleurs victimes de l'explosion de la cokerie d'Ougrée le 22/10/2002, le C-dast invite les travailleurs à constituer un comité de victimes afin de garantir leurs droits dans les législations en matière d'accidents du travail, civile et pénale. Un comité de victimes organisé pourra plus efficacement s'interroger sur les causes réelles de l'accident et les responsabilités éventuelles du donneur d'ordres (Arcelor-Mittal).

Au nom du C-DAST
Dr LAAOUEJ Jilali.

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Pollution à Chimeuse

Nous avons assisté à la réunion organisée par la SPAQuE le 09 mars 2007 et qui devait informer les riverains des terrains polluées de CHIMEUSE sur les risques pour leur santé.
 
Après une présentation de l’histoire du site, on nous apprend que l’analyse des prélèvements de terre et d’eau effectués sur les sites révèlent des concentrations supérieures aux normes pour des métaux lourds : le plomb, le cadmium et le zinc ainsi que pour des sous-produits de coke : benzène, hydrocarbures aromatiques polycycliques et cyanures.

Interroger de manière précise sur le dépassement des normes, les chiffres n’ont pas été divulgués mais seraient de 4 à 7 fois supérieures aux normes que ce soit pour les métaux lourds ou pour les sous produits de coke.

Les experts de la SPAQuE et les responsables politiques n’ont pas été capables de répondre aux questions des riverains concernant le risque pour leur santé.

Ils n’avaient aucune donnée, ni même une évaluation concernant la morbidité ou la mortalité des populations riveraines des sites pollués. Un habitant a déclaré connaître une rue où l’on pouvait pratiquement trouver des cas de cancer dans une maison sur deux. Une dame a déclaré que son époux était décédé d’un cancer cérébral à l’âge de 56 ans. Une autre dame, encore jeune, a déclaré avoir subi un ablation de son estomac après la découverte d’un cancer.
D’autres personnes sont encore intervenues pour exprimer leur inquiétude ayant passé leur enfance dans le quartier . Un jeune couple récemment installé s’inquiète pour la santé de ces enfants,  comment n’ont-ils pas été avertis du danger de pollution du site avant l’achat de leur maison? D’autres s’inquiètent du fait qu’on leur dise qu’il ne faut plus consommer les légumes de leur jardin sans leur dire si ceux qu’ils ont consommés depuis des années étaient nocifs ?

Les risques pour la santé étaient connus, puisqu’une demande des riverains pour la réalisation d’une pleine de jeux  sur les terrains en friche avait été refusée par la commune en raison de la pollution voici 20 ans de cela.

Le directeur de SPAQuE, Philippe ADAM a déclaré qu’il venait d’apprendre  au cours de la soirée que des prélèvements et des analyses des polluants avaient réalisés dans les années 90, et qu’il n’en avait pas été informé lorsque la SPAQuE a acquis le terrain en décembre 2005 (journal télévisé de la RTBF du 09.03.2007 à 13h).

Si cette information s’avère exacte, que les autorités étaient informées de la dangerosité des polluants et qu’elles n’ont pas pris les mesures nécessaires pour préserver la santé de la population, elles sont alors responsables au sens pénal de la loi, de non assistance à personne  en danger.

Le Centre de Défense et d’Action pour la Santé des Travailleurs appelle la population à se mobiliser et d’exiger connaître toute la vérité. Au besoin de porter plainte en justice.

Nous demandons que les analyses qui ont été réalisées dans les années 90 soient portées à la connaissance de la population.

Nous demandons qu’une enquête médicale indépendante soient réalisées afin de déterminer ou non la surmortalité des populations riveraines du site.

Les prélèvements d’urine et de sang ne sont pas la méthode adéquate pour faire l’évaluation du risque. Seule une étude de cohorte permet de déterminer ‘‘le risque attribuable’’ et ainsi prendre les dispositions de santé publique nécessaire. Peut être d’ordonner l’évacuation des populations exposées et surveiller celles qui risque de développer des maladies afin de les détecter précocement et augmenter leur chance de survie.

Les substances incriminées: le cadmium, les hydrocarbures aromatiques polycyclique dont le benzo(a)pyrène, le benzène sont classées dans le groupe 1 des substances cancérigène pour l’homme par l’OMS, c’est-à-dire dont la relation de causalité est établie.

Les responsables n’ont formulé aucune proposition qui puissent apporter des réponses rapides et fiables à ces inquiétudes légitimes.

Les habitants sont en droit d’attendre une réponse à leur inquiétude dans les six mois.

Si le risque est établi de manière significative, il faut procéder à l’expropriation et au relogement des populations concernées.

Pour le C-DAST
Docteur LAAOUEJ Jilali.
Docteur KRAMMISCH Hans.

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Le cancer, une maladie professionnelle

Le cancer est une maladie qui peut se déclarer une vingtaine d’années après l’exposition à des produits cancérigènes.

ATTENTION :

Il est rare que le lien soit fait entre la maladie et la carrière professionnelle ... Pourtant, en région liégeoise, cette maladie pourrait toucher des centaines de travailleurs (Polypal, Gobiet, CMI, Chertal , ...).

Les chiffres :

  • 4 à 10% des cancers seraient d'origine professionnelle !
  • En 2000, 46000 personnes souffraient de cancer, 1840 seraient d'origine professionnelle ...
  • Seuls 101  ont été reconnus comme maladie professionnelle !!!

Informations insuffisantes :

Il n'existe pas de mise en carte des cancers pour la Belgique.

Ces chiffres existent mais personne n'a jamais pris la peine de les centraliser !!

Une législation laxiste :

  • Il existe une classification des substances cancérigènes.
  • Contenu de la règlementation CPPT sur les substances de catégorie 1 :

Ces substances doivent être remplacées en priorité ... dans la mesure du possible.

Qui paie le prix ?

  • Les Travailleurs
  • La collectivité qui finance leur prise en charge par la sécurité sociale.

Nos recommandations :

  • Interdiction des substances cancérigènes.
  • Le droit du travailleur de choisir une personne de confiance pour surveiller sa santé
  • Mise en place d'une carte de données fiables.

Le mot de la fin :

La silicose, maladie des mineurs, a été reconnue comme maladie professionnelle en 1969.

NOS RECOMMANDATIONS D'AUJOURD'HUI CONCERNENT L'AVENIR DE NOS ENFANTS !

+ Voyez notre rubrique NEWS - Colloque sur les cancers professionnels du 28.04.08

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Les travailleurs trop souvent malades

Campagne haineuse des statistiques patronales contre les travailleurs malades. 

Trois études patronales publiées depuis le début de l’année s’en prennent aux travailleurs malades. A grand renfort de publicité, Securex constate un pic d’absences le premier jour des vacances de pâques. SD Worx constate que les travailleurs dans les petites entreprises prennent moins souvent des congé de la maladie courte durée. Partena, avec l’Union Wallonne des Entreprise arrive à la conclusion grotesque que la travailleur wallon ne travaille que trois jours sur quatre, en mélangeant congés légaux, maternité, récupérations…et absences pour maladies.

Dr HK : il n’y a même pas de quoi fouetter un chat. Si vous analysez soigneusement le tableau dont Securex tire ses conclusions, vous constaterez vous-même que le pourcentage de travailleurs malades décroît tout à fait régulièrement de son plus haut taux en hiver au plus bas en été pour remonter ensuite.

Si anomalie il y a, cela ne concerne que les employés. Mais il faut savoir que la plupart des employés peuvent déclarer eux-mêmes trois jours de maladie par an, sans certificat médical. Vraiment de l’abus ? Dans mes consultation je constate plutôt la tendance contraire : celle de travailler malade. De personnes qui demandent un remède de cheval pour pouvoir travailler le lendemain, malgré un état grippal ou même des affections plus sérieuses, pour ne pas perdre leur place ou ne pas mettre à mal leurs collègues. Ces travailleurs sont de plus en plus obligés de tenir leur propre comptabilité de nombre des jours de maladie. Et je n’exclurai pas que tel employé qui a mordu sur sa chique et travaillé avec des Dafalgan°, déclaré lui-même un jour de maladie la semaine suivante quand un collègue a repris le travail. Enfin quand on connaît les conditions de travail des employés on sait que de retour de maladie leur travail s’est souvent accumulé et ils doivent faire des efforts supplémentaires pour se mettre à jour. C’est la raison pour laquelle les employeurs leur laissent d’ailleurs une certaine liberté dans les jours de maladie.

Autre « anomalie » épinglée par Sécurex : un congé de maladie commence souvent le premier jour de la semaine de travail. Mais beaucoup de travailleurs qui se sentent malades un vendredi vont essayer de terminer leurs semaine en espérant que leurs santé s’arrangera durant le WE. Quand les choses ne s’arrangent pas, fatalement ils verront leur médecin le lundi. Sans parler de ces honoraires médicaux assez élevés durant le WE…

Les travailleurs sont-ils vraiment plus souvent malades qu’avant ?

L’augmentation de l’absentéisme est un phénomène général et concerne l’ensemble des pays européens. Les différents institutions européennes qui étudient les conditions de travail constatent une augmentation de 50 % des absences pour maladie ces 5 dernières années. Pour l’ensemble des pays européens. Deux grand fléaux : l’explosions des troubles musculo-squelettiques comme l’usure du dos, les atteintes des vertèbres cervicales, les sciatiques et tendinites…d’une part. Toutes les conséquences du stress : épuisement mental et dépression, hypertension artérielle et autres problèmes cardiaques… d’autre part.
Ces maladies sont causées par:
La formidable intensification du travail dans de nombreux secteurs, avec les fameux mouvements répétitifs et contraintes statiques. La chasse aux temps morts prive les travailleurs des moments de relâche si nécessaires à leur santé. C’est cela use nos tendons et nos articulations. Différentes études montrent que jusque 70 % des travailleurs en souffrent. Et certains doivent prendre des jours de maladie.

Les nouvelles méthodes organisation du travail avec leurs « just-in-time », avec leur « flexibilité » et avec leur « management par le stress » entretiennent une tension nerveuse permanente chez les travailleurs. On les rend de plus en plus personnellement responsables en cas de problème y compris en cas d’accident. Ajoutons l’incertitude du lendemain avec l’extension des contrats à durée déterminée, des intérims, avec leur chantage à l’emploi, et nous avons l’explication pour 50 % des arrêts de travail. Chiffres qui d’ailleurs ne sont à peine contestées par les études patronales.

Bref, le coût humain de la concurrence que se font les entreprises entre elles.

Quel est le but précis de cette campagne d’opinion ?

En fait, ni Sécurex ni les autres organismes d’assistance patronale nient vraiment cette problématique des nouvelles maladies liées au travail.
Sous un emballage scientifique soi-disant neutre les recommandations attachées à leurs études statistiques conseillent d’ailleurs aux employeurs de diminuer le stress au travail pour ainsi diminuer le coût de l’absentéisme.

Ces recommandations sont gratuites. Les travailleurs connaissent ces organismes au service exclusif du patronat, qui rémunèrent leurs médecins contrôleurs au pro rata des jours de congé supprimés aux travailleurs malades.

Le but de leurs statistiques n’est pas de diminuer le stress et l’intensité du travail dans les entreprises. Le but véritable de leurs statistiques est de culpabiliser les travailleurs malades ou simplement des travailleurs plus faibles et dont la logique patronale ne veut pas.
Cette logique patronale est bien connue : continuelle augmentation de la productivité dans les entreprises au détriment du bien-être et de la santé des travailleurs, mais sans en payer le surcoût maladie. En Belgique, les employeurs participent au coût de la santé des travailleurs via deux mécanismes : les 15 premiers du jours de maladie de salaire garanti à charge de l’employeur (le premier mois de maladie chez les employés) et via les cotisations patronales pour la sécurité sociale qui paie les indemnités pour les congés de maladie de plus longue durée.

Ce sont les congés de courte durée qui, maintenant, sont dans le collimateur des différentes études patronales.
Déjà, le premier jour de maladie n’est plus payé pour les travailleurs. C’est le jour de carence.
Si jamais le patronat réussit à se défaire de l’obligation de payer les congé de courte durée, l’étape suivante sera de mettre en cause les cotisations patronales à la sécurité sociale…

Quelle solution, docteur ?

Maintenir à tout prix le salaire garanti par le patron. Pas touche au 15 premiers jours de maladie et au mois de salaire garanti des employés.  En Allemagne, les employeurs doivent garantir entre 6 semaines à 3 mois ! Le salaire garanti est actuellement la seule façon de faire participer les employeurs aux coûts en termes de santé occasionnés par les nouvelles méthodes d’organisation du travail.

Non aux convocations au retour de maladie. Suivre l’exemple la délégation syndicale de la Techspace Aéro FN en région liégeoise qui via un arrêt de travail de 24 h ont mis fin à cette procédure culpabilisatrice. De plus en plus d’entreprises essaient d’introduire cette procédure illégale qui foule le secret médical aux pieds. Quand la procédure est déjà imposée, la travailleur ne doit s’y rendre qu’accompagné par son délégué syndical.

Non aux primes de productivité qui pénalisent les jours d’absence pour maladie et du nombre d’accidents. Surtout quand la prime dépend des résultats de toute l’équipe. Dans mes consultations, les travailleurs me confient qu’il vont travailler malades non seulement pour ne pas perdre leur prime, mais aussi de peur de faire perdre la prime à leurs collègues. Même mécanisme pour les petits accidents, les travailleurs auront tendance à ne pas les déclarer, toujours pour obtenir la prime.

Reconnaître le stress comme maladie professionnelle, à charge des employeurs. Pour le Dr Bernard Salengro, président du syndicat national des médecins du travail français et vice-président de l’institut national de recherche et de sécurité (INRS), cela mettrait à charge des employeurs une grande partie du surcoût de santé généré par les nouvelles méthodes d’organisation du travail. Cela rétablirait une contrainte économique pour les employeurs, obligeant ceux-ci à tenir compte des maladies dont ils sont responsables.

Kevin est intérimaire et a 24 ans. Il travaille pour une des entreprises sous-traitantes de Mittal-Arcelor, dans la sidérurgie liégeoise. Au boulot il est exposé aux intempéries puisqu’il doit régulièrement quitter le hall, et à la poussière.
Il a fait une grippe relativement modérée comme beaucoup d’autres travailleurs début mars, avec une bonne gastro-entérite en même temps. Le premier jour il a pris des Imodium° pour maîtriser ses diarrhées. Mais en fin de journée il vient me voir en consultation. La journée était trop dure et il commence à frissonner et à tousser. Il a ressenti comme très pénible les moments de la journée qu’il devait travailler à l’extérieur. Mais comme il avait commencé sa journée il voulait l’avoir terminé. Et surtout, être malade n’est pas bien vu par sa boîte d’intérim. Il reçoit les médicaments nécessaires et un congé de 2 jours. Il n’en veut pas plus et compte sur le WE pour être en forme pour le lundi. « C’est comme ça aujourd’hui ! », dit-il. « Du temps de mon grand-père aurait peut-être un jour ou deux de plus, mais c’était à une époque qui n’a plus rien à voir ».


Les travailleurs eux-mêmes disent parfois qu’un tel collègue abuse ?
Il y a des travailleurs qui trichent. Et le travailleur qui triche, il abuse de la solidarité de ses collègues qui doivent assumer un surcroît de travail. En France, où les mêmes problèmes se posent, une étude exhaustive et précise a été faite de ce phénomène. Le pourcentage des travailleurs qui trichent est de 6%, ni plus ni moins. Mais cela n’explique pas le fait que l’absentéisme a globalement augmenté de 50% dans l’ensemble des pays européens, à cause du stress et d l’intensification du travail. Ce sont ces 50 % qui gênent les patrons d’entreprise. Ils ne veulent surtout pas en supporter le coût.  Et au nom de la lutte contre les tricheurs, on lance l’offensive actuelle contre les congés de courte durée.

1 absence sur 2 à cause du stress au travail !
Dans l'UE, 28 % des salariés affirment souffrir du stress lié au travail ;
les femmes semblent en souffrir un peu plus que les hommes ;
parmi les causes courantes, on trouve : le manque de sécurité et de contrôle sur le lieu de travail et la surcharge de travail ;
plus de 50 % de l'absentéisme découle du stress lié au travail ;
selon les estimations, ce problème entraîne à l’échelle de l'UE un préjudice d’au moins 20 milliards par an, en temps de travail perdu et en coûts de santé

(Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail, 2002)

Qui sont-ils ?

Securex : assistance patronale qui exerce le contrôle médical au service de 24.659 employeurs sur  242.467 travailleurs du secteur privé. (27 mars 2007)

SD worx, organisme patronal qui exerce contrôle médical et qui a publié étude sur l’absentéisme de courte durée (15 mars 2007)

Partena : autre organisme patronal qui a fait son étude absentéisme en collaboration avec les HEC de l’Ulg sur 9.000 employeurs et 75.000 travailleurs. En collaboration avec  l’Union Wallonne des Entreprise. (6/2/2007)



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